Skip to main content

Arts & Sociétés - Lettre du séminaire n° 93 - Marie Tchernia


Après une maîtrise à l’Université Paris IV-Sorbonne, Marie Tchernia-Blanchard a intégré l’École du Louvre où elle s’est spécialisée en histoire de l’histoire de l’art. À la suite de ses deux premiers mémoires de recherche qui portaient sur les Écrits et engagements politiques d’Henri Focillon (1931-1943) et les Historiens de l’art français en exil aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a préparé, sous la direction conjointe de Pierre Sesmat et de François-René Martin, une thèse de doctorat intitulée Le Style comme civilisation : Charles Sterling (1901-1991), historien de l’art, qu’elle a soutenue à l’Université de Lorraine en juin 2016. Elle a été chargée d’études et de recherche à l’INHA entre 2009 et 2013 et a bénéficié de l’allocation de recherche Daniel et Nina Carasso à l’École du Louvre en 2013-2014. Depuis septembre 2014, elle est enseignante en histoire et théorie des arts pour le Cycle pluridisciplinaire d’études supérieures de l’Université Paris Sciences et Lettres.

Arts & Sociétés - Lettre du séminaire n° 93 - Marie Tchernia

Références

Marie Tchernia, "Une histoire complète de la peinture [confinée] à la seule nature morte" : Charles Sterling et l'exposition La Nature morte de l'Antiquité à nos jours (1952)" in Lettre du Séminaire, Arts et Sociétés, n°93, 17 mai 2017



Charles Sterling fait partie de ces conservateurs de musée dont l’originalité doit être redécouverte. Ayant dû fuir la France de Vichy et l’Occupation nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, il n’a jamais pu faire exactement l’exposition qu’il voulait avant le printemps 1952, à l’Orangerie des Tuileries. Sa rétrospective européenne consacrée à La Nature morte de l’Antiquité à nos jours est le manifeste de sa façon de pratiquer l’histoire de l’art. Son choix de la longue durée lui permet d’interroger à la fois l’art du passé jusqu’aux artistes contemporains qui, en 1952, enregistrent les premiers signes de la vie moderne. Marie Tchernia, qui a soutenu son excellente thèse sur la carrière de Sterling, revient pour nous sur cette présentation des natures mortes. Nous voyons forcément aujourd’hui les choses différemment, mais l’établissement de ce corpus est du plus grand intérêt puisque son auteur voit large et qu’il croit mordicus à une « culture internationale ».

Laurence Bertrand Dorléac

Auteur(s)

Laurence Bertrand Dorléac

Voir