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Union démocratique et socialiste de la Résistance (U.D.S.R.)

Union démocratique et socialiste de la Résistance (U.D.S.R.)

Photo ci-contre : Congrès UDSR. Au centre, René PLEVEN, Gaston DEFFERRE à sa droite, et Bastien LECCIA à sa gauche, Marseille, 1951
(Archives Nationales)

L'UDSR (Union démocratique et socialiste de la Résistance) est l'un des rares mouvements politiques issu exclusivement de la Résistance.
Fondé le 25 juin 1945, l'UDSR trouve sa place entre les grandes formations de la IVe République en rassemblant des personnalités politiques d'origines très variées mais entend occuper le centre de la vie politique parlementaire. C'est cette position qui permet à l'UDSR d'être, de 1948 à 1951, "un parti charnière" des combinaisons gouvernementales et des majorités. Son président, René Pleven, est président du Conseil à la fin de la première législature. Cependant, avec le retour de la droite classique, l'UDSR ne parvient plus que difficilement à se rendre indispensable.
Le successeur de Pleven, François Mitterrand (élu président du parti en 1953), tente d'orienter plus à gauche le mouvement afin de lui redonner une assise gouvernementale. Ce choix aboutit au soutien du radical Pierre Mendès France et à l'arrivée de Mitterrand au ministère de l'Intérieur en 1954.
Par ailleurs, la politique pro-européenne de l'UDSR et le ralliement des députés africains comme Félix Houphouët-Boigny pèse beaucoup sur la politique étrangère et coloniale française. C'est également à cette aune que l'on peut mesurer le poids de l'UDSR dans la vie politique de la IVe République.
Cependant, après un soutien au gouvernement de Guy Mollet, la formation ne résiste pas à la crise algérienne et se disloque devant la résurgence gaulliste.
En 1958, René Pleven, Claudius-Petit et de nombreux cadres quittent l'UDSR. Le mouvement est alors engagé par François Mitterrand dans l'opposition au général de Gaulle et aux institutions de la Ve République. Après sept ans de purgatoire politique, le mouvement se révèle utile dans la recomposition de la gauche non communiste.
Après la fondation de la Convention des institutions républicaines, la structure politique participe avec la SFIO de Guy Mollet à la Fédération de la gauche démocrate et socialiste. Ce qui permet, en 1965, à François Mitterrand de se déclarer candidat aux premières élections de la présidence de la République et d'être présent au second tour. A cette date, il est possible de considérer que l'UDSR a cessé d'exister, ne remplissant plus les fonctions que les institutions de la IVe République et la vie politique du temps lui permettaient d'exercer.