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Roche, Emile et Caillaux, Joseph

Roche, Emile et Caillaux, Joseph

Fonds papier

Né en 1863, Joseph Caillaux enseigne à l'Ecole libre des Sciences Politiques de Paris, avant de commencer une carrière politique en 1898 comme député de Mamers (Sarthe), constamment réélu jusqu'en 1914.
Dès 1899, il devient ministre des Finances dans le cabinet de Waldeck-Rousseau. Evoluant du centre droit vers le radicalisme, il est ensuite le ministre des Finances de Clemenceau (1906-1909) et attache son nom à l'établissement de l'impôt sur le revenu.
Président du Conseil et ministre de l'Intérieur de juin 1911 à janvier 1912, il négocie avec l'Allemagne lors du " coup d'Agadir " la convention de novembre 1911 réglant pacifiquement l'affaire marocaine. Cette politique de rapprochement avec Berlin provoque la chute du ministère. Caillaux reprendra les Finances avec le cabinet Doumergue en 1913.
En mars 1914, sa femme tue le directeur du Figaro, Gaston Calmette, qui menait une campagne de presse contre lui, menaçant ainsi sa carrière. En 1917, un deuxième coup est porté à Joseph Caillaux lorsqu'il est poursuivi pour " intelligence avec l'ennemi ". En 1920, la Haute-Cour ne retiendra que l'accusation d'aide involontaire par ses propos, ses contacts et son opposition politique. Amnistié en 1925, il revient sur le devant de la scène politique, est appelé par Painlevé au ministère des Finances en avril et est élu sénateur en juillet de la même année. Le 10 juillet 1940, il votera la délégation des pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain.
Il meurt en 1944.

Emile Roche est né en 1891. Economiste et homme politique, il devient le collaborateur de Joseph Caillaux en 1927 et le restera jusqu'à la mort de ce dernier. Conjointement, il dirigeLa République (1929-1939), est nommé vice-président du parti radical dans les années 30 et président du Conseil économique et social de 1954 à 1974.
Le fonds Emile Roche-Joseph Caillaux contient une partie de ce qu'Emile Roche possédait de et sur Caillaux. On y trouve, notamment, la correspondance personnelle échangée entre les deux hommes et des livres publiés par J. Caillaux. La seconde partie des archives d'Emile Roche se trouve à l'Institut d'histoire sociale (Nanterre), celui-ci ayant présidé aux destinées de l'Institut de 1958 à 1976.

Contenu du fonds

ERJC 1 : AGADIR : "pour les historiens de l'avenir"

ERJC 2 : AGADIR : Haute-Cour

ERJC 3 : Dettes de la France envers le Royaume-Uni

ERJC 4 : Dettes de la France envers les Etats-Unis d'Amérique

ERJC 5 : Articles de Joseph Caillaux

ERJC 6 : Discours et écrits 1927-1944

ERJC 7 : Cabinet Bouisson (juin 1935)

ERJC 8 : Le troisième tome des Mémoires : documentation, édition

ERJC 9 : Correspondances

ERJC 10 : Emile Roche et la mémoire de Joseph Caillaux

ERJC 11 : Documents divers

ERJC 12 : Manuscrits des Mémoires