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Parodi, Alexandre

Parodi, Alexandre

Fonds papier

en 1901, Alexandre Parodi commence sa carrière, en 1929, comme auditeur au Conseil d'Etat. Il est ensuite secrétaire général adjoint au Conseil national économique (1929-1938), Commissaire du gouvernement (1933-1936), avant de devenir, en 1938, maître des Requêtes au Conseil d'Etat et conseiller technique auprès du ministre du Travail. L'année suivante, il est nommé directeur général du Travail et de la Main-d'Oeuvre.
En 1940, privé de ses fonctions par le gouvernement de Vichy, il reprend son poste au Conseil d'Etat, alors réfugié à Royat et prend contact, à Paris et à Lyon, avec ceux qui tentent de se regrouper pour résister à l'occupant. Il forme bientôt, avec d'autres résistants, le Comité général d'études (CGE) , sous le nom de code Quartus puis Cérat, il travaille aux réformes judiciaires à prévoir après la libération. En mars 1944, le général de Gaulle lui demande d'accepter la fonction de délégué général du Comité de libération nationale en France occupée et le promulgue ainsi chef de l'administration clandestine. Sa mission : mettre en place les futures structures de l'Etat pour assurer, au moment de la libération, la permanence des pouvoirs publics. Alexandre Parodi va donc orchestrer l'insurrection parisienne et préparer le terrain pour l'instauration d'un gouvernement provisoire. Paris libéré, le Général de Gaulle le nomme ministre du Travail et de la sécurité sociale.
A partir de janvier 1946, A. Parodi est successivement délégué du gouvernement provisoire auprès du Conseil consultatif pour les affaires italiennes, premier représentant de la France au Conseil de sécurité des Nations Unies (1946-1949), secrétaire général du ministre des Affaires étrangères (1949-1954), représentant de la France au Conseil de l'OTAN (1954-1957). Premier ambassadeur de France au Maroc (1957-1960), il occupe de 1960 à 1970 les fonctions de vice-président du Conseil d'Etat et de délégué du gouvernement au conseil d'administration du Bureau international du travail.
A partir de 1971, ses fonctions officielles étant moins lourdes, il accepte la présidence de plusieurs organismes et participe activement à divers conseils dont celui de la Fondation nationale des sciences politiques. Le 19 mai 1971, il entre à l'Académie des sciences morales et politiques.
Il s'éteint à son domicile parisien le 15 mars 1979.

Contenu du fonds

PA 1 - PA 3 : Papiers personnels (1915-1971)

PA 4 : Conseil d'Etat (1933-1936)

PA 5 - PA 13 : Guerre, résistance, Libération (1938-1945)

PA 14 - PA 23 : Ministère du Travail (1945-1949)

PA 24 - PA 28 : Organisation des Nations Unies et ministère des Affaires étrangères (1949-1954)

PA 29 : OTAN (1954-1957)

PA 30 - PA 31 : Ambassade au Maroc (1957-1961)

PA 32 : Conseil d'Etat (1962-1971)

PA 33 - PA 34 : Voyages

PA 35 : Bureau international du travail et UNESCO (1961-1979)

PA 41 : Discours (1944-1971)

PA 42 - PA 44 : Présidences et associations 1970-1979

PA 45 - PA 51 : Correspondance passive

PA 52 : Photographies du Maroc

PA 53, PA 53 bis, PA 53 ter: Albums photographiques

PA 54 : Disques 1946-1971 (13 disques en 78 tours + 1 bande son)