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Charbonnel, Jean

Charbonnel, Jean

Fonds papier

Jean Charbonnel est le 22 avril 1927 à La Fère dans l’Aisne et est décédé le 19 février 2014 à Paris. Il est le fils de Paul Charbonnel, receveur des Finances. Etudiant à la faculté des Lettres de Paris et Il entre à l’École Normale Supérieure, de la rue d’Ulm en 1947 et passe l’agrégation d’Histoire. En 1954, il entre à l’École Nationale d’Administration (ENA) il fait partie de la promotion Guy Desbos (1954-1956).En 1965, il épouse Marielle Bal.
En ce qui concerne sa carrière, en 1956, il devient auditeur à la Cour des Comptes. De 1957 à 1963, il est maître de conférences à l’Institut d’Études Politiques de Paris. De 1958 à 1959, il est chargé de mission auprès du ministre du Sahara, Max Lejeune. De 1959 à 1962 il est conseiller technique au cabinet de Bernard Chenot qui fut tour à tour ministre de la Santé Publique (1959-1961) puis ministre de la Justice (1961-1962) dans le gouvernement Michel Debré. En 1962, il devient conseiller référendaire à la Cour des Comptes. Du 8 janvier 1966 au 1er avril 1967, il est nommé Secrétaire d’État aux Affaires étrangères, chargé de la Coopération. En 1967 il quitte le gouvernement mais il y revient de juillet 1972 à février 1974 en tant que ministre du Développement industriel et scientifique. Il s’occupe de programme Ariane et prépare le plan de l’électronucléaire français. Il fait également face à l’affaire LIP, entreprise d’horlogerie, de mécanique et d’armement en difficulté, dès octobre 1973. En février 1974 il n’est pas reconduit à son poste suite à un remaniement ministériel. Il réintègre, alors, la Cour des Comptes en 1974, devient conseiller-maître de la Cour en 1983 et est admis à faire valoir ses droits à la retraite en 1993.
Engagé en politique dès les années 1950, il fait ses premières armes à Sèvres, en Seine et Oise. Il voue un soutien indéfectible au Général de Gaulle tout au long de sa vie et de sa carrière politique, en étant tourné de plus en plus, vers un gaullisme social ou un gaullisme de gauche. Il est élu député de la deuxième circonscription de Corrèze pour la première fois de 1962 à 1966 avec l’étiquette Union pour la Nouvelle République-Union démocratique du Travail (UNR-UDT) et il devient le rapporteur de la Commission des Finances pour le budget de l’énergie atomique. Il fait partie des « Jeunes Loups » avec Jacques Chirac, Pierre Mazeaud et Bernard Pons, en 1966. Cette opération cherche à promouvoir de nouveaux candidats gaullistes pour le Quercy et le Limousin en vue des élections législatives de 1967. Il est membre du secrétariat national de l’UNR-UDT de 1967 à 1968, où il est chargé des questions économiques et sociales et des relations extérieures. Il est battu aux élections législatives de 1967 mais est réélu aux élections anticipées de 1968, et ce jusqu’en 1972, pour le parti Union des démocrates pour la République (UDR). Ce changement de parti est dû à la création de l’UNR, qui fait suite à l’UNR-UDT et à l’Union des démocrates de la Ve République (UD-Ve), en 1968. Il en est le secrétaire général adjoint de 1968 à 1971. Suite à son élection de 1968, il devient rapporteur de la commission des Finances pour les questions de budget de l'Éducation nationale et il préside celle-ci de 1971 à 1972. Jean Charbonnel est aussi réélu député en 1973. En 1986 il adhère au Rassemblement pour la République (RPR), créé par Jacques Chirac et retrouve son siège de député de 1986 à 1993.
En plus de son mandat de député, il est élu conseiller général de la Corrèze de 1964 à 1988 et maire de Brive de 1966 à 1995. Quand il se présente à la mairie de Brive pour la première fois, en 1965, c’est pour s’assurer un ancrage politique local mais il n’est pas élu.Cependant les élections sont invalidées par le Conseil d’État et il est élu l’année suivante en tant que maire de Brive. Il est battu en 1995 par Bernard Murat, candidat UMP.
En parallèle de ses activités de député, de conseiller général et de maire, il est président et membre du club Nouvelle Frontière à partir de 1972 et président de la Convention pour la Défense de la Vème République à partir de 1985. En 1998, il est le cofondateur de l’Action pour le renouveau du gaullisme social (ARGOS) et en devient le président en 2004. En 2008, ARGOS devient la Convention des gaullistes sociaux pour la Vème République.
Une des préoccupations importantes de Jean Charbonnel tout le long de sa carrière est la question de la francophonie. Il est notamment vice-président en 1987 de l’association France-Algérie, puis il en est président de 1998 à 2003 et, à partir de 2003, il devient président honoraire.

Contenu du fonds

CHA 1: La formation

CHA 2 à CHA 4: Les débuts en politique

CHA 5: Agendas

CHA 6 à CHA 17: Secrétaire d’État aux Affaires étrangères, chargé de la coopération (1966-1967)

CHA 18 à CHA 26: Ministre du développement industriel et scientifique (1972-1974)

CHA 27: Cour de Comptes

CHA 28 à CHA 34: Député de la Corrèze (1962-1966, 1968-1972, 1973 et 1986-1993)

CHA 35: Maire de Brive (1966-1995)

CHA 36 à CHA 37: Dossiers chronologiques du député-maire

CHA 38 à CHA 44: Partis politiques

CHA 45: Association pour le Renouveau du Gaullisme et ses objectifs sociaux (ARGOS)

CHA 46 à CHA 47: Conférence Olivaint

CHA 48 à CHA 53: Clubs

CHA 54 à CHA 65: Dossiers thématiques

CHA 66: Témoignages, opinions et correspondances

CHA 67: Jean Charbonnel : relations avec Sciences Po et avec les universitaires

CHA 68 à CHA 69: Colloques

CHA 70 à CHA 73: Ouvrages et articles