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L'agenda

24
Juin.
2011

Passion égalitaire - Fondation Hartung-Bergman

Journée d’étude

Dates


24 Juin.   |   25 Juin.   |   26 Juin.

Présentation


Passion égalitaire


La passion dominante des sociétés modernes est celle de l’égalité : c’est la thèse principale de la seconde Démocratie de Tocqueville. L’un de ses effets serait l’adoucissement des mœurs mais également le bouleversement de la culture et des objets culturels et artistiques. Si c’est bien l’inégalité aristocratique qui a encouragé les œuvres considérées comme majeures, la société démocratique et à vocation égalitaire, a contrario, pousserait à une culture divertissante du neuf et de la facilité. C’est la raison pour laquelle Tocqueville voyait les sociétés modernes comme non propices à la production d’œuvres d’art importantes, les citoyens étant incapables d’élaborer des critères raisonnables d’évaluation.
La situation de l’art au vingtième siècle a vu s’accélérer les signes de la démocratisation que des artistes, parmi les premiers, ont appelé de leurs vœux ainsi que l’abolition des frontières entre les créateurs et les non créateurs ou l’art et la vie. Voués par tradition à demeurer singuliers dans un monde à reconstruire en permanence, les créateurs ont pourtant plus d’une fois réclamé du public une alliance d’intérêts sur le mode de l’égalité.


A Passion for Equality

The dominant passion of modern societies is equality: that is the principal thesis of the second volume of Alexis de Tocqueville’s Democracy in America. One of its effects would be the “softening of customs,” but it would also engender cultural upheaval and an upending of established cultural and artistic objects. If it is really aristocratic inequality that has encouraged the creation of works that are considered to be major, democratic society, with its egalitarian calling, would on the contrary be driven toward a culture of entertainment that goes off in search of what is new and easy. That is why Tocqueville saw modern societies as unsuited to the production of significant works of art, citizens there being incapable of elaborating reasonable criteria of evaluation.
Twentieth century art has witnessed an acceleration in the number of signs of democratization. Artists were among the first to call with all their might for such a democratization as well as for the abolition of the boundaries between those who are creative artists and those who are not or between art and life. Summoned by tradition to remain unique in a world that is continuously to be rebuilt, creative artists have nevertheless, on more than one occasion, called upon the public to form an alliance of interests based on equality.
 

Responsable(s)


Laurence Bertrand Dorléac

Participant(s)


  • Nuit BANAI
  • Laurence BERTRAND DORLEAC, "Relire Tocqueville"
  • Nicolas DELALANDE ,"L'Etat et les inégalités : débats et représentations dans la France de la Belle Epoque"
  • François HERS
  • Sophie LECLERCQ, "Passion primitiviste, passion anticolonialiste"
  • Philip NORD, " Deux mouvements de démocratisation artistique : l'Impressionnisme et la décentratisation théâtrale"
  • Julie SISSIA, "Le public artiste dans Le Théâtre est dans la rue (1958) de Wolf Vostell"
  • Stéphane VANDAMME, "La passion savante comme passion égalitaire à l'époque des Lumières"
  • Olivier VAN DEN BOSSCHE, "L'idéal d'égalité chez Frans Masereel"
     

Lien(s) et bibliographie


Retrouvez les interventions (français/anglais) dans la Lettre du séminaire (Arts & Sociétés)

Nicolas Delalande, Lettre du séminaire n°46
Philip Nord, Lettre du séminaire n°40
Julie Sissia, Lettre du séminaire n°45
Olivier Van den Bossche, Lettre du séminaire n°42
Stéphane Van Damme, Lettre du séminaire n° 39