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L'agenda

06
Mar.
2014

La presse magazine, source et objet d'histoire, séance 2

Séminaires

Présentation


La presse rock en France

Le groupe de travail "Presse magazine, source et objet d'histoire" vous propose  une séance ouverte à tous consacrée à « La presse rock en France » sous le double patronage du Centre d’histoire de Sciences-Po et du Laboratoire Communication et Politique (UPR3255, CNRS).

Reprenant notre formule du dialogue entre chercheurs et professionnels du secteur, nous recevrons:

- Gérôme Guibert , maître de conférences en sociologie à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 , chercheur au CIM

- Franck Vergeade, rédacteur en chef du magazine Magic, fondée en 1995

Responsable(s)


Claire Blandin et Jamil Dakhlia

Participant(s)


Gérôme Guibert dressera un historique de la presse rock en France :
Si on peut trouver quelques précurseurs, la presse magazine française traitant de rock débute avec le confidentiel Disco Revue en 1961 et le très médiatique Salut les Copains l’année suivante. Avec la diffusion massive des musiques populaires, en particulier auprès des nouvelles générations d’adolescents via le disque, la radio, les concerts ou, dans une moindre mesure, la télévision, la presse magazine traitant de rock prend de l’importance en même temps qu’elle se spécialise. Ainsi, les évolutions divergentes des titres peuvent être liées à la position sociale des lecteurs auxquels ils s’adressent (par exemple pour le rock, la fameuse tripartition Rock’n’Folk, Best et Extra au début des années 70), au périmètre des genres musicaux traités (l’apparition d’une presse metal au début des années 80, d’une presse indie pop dans la seconde partie des années 80, puis d’une presse rap, reggae ou techno dans les années 90), ou à la place du lecteur dans la filière ou le monde de l’art (magazines pour les instrumentistes, pour les professionnels, pour les fans, fanzines militants…). Dépendante d’un système de distribution centralisé, la presse magazine dédiée aux « musiques actuelles » est à la fois marquée par l’apparition et la disparition de nombreux titres, le maintien sur le long terme de quelques-uns (Rock’n’Folk, Les Inrockuptibles). Elle perd son rôle crucial au tournant des années 2000, avec le développement d’internet. Il semble qu’elle perdure aujourd’hui soit en élargissant sa cible traditionnelle, soit en adoptant une logique de niche et un profil spécialisé (chroniques de disque, articles de fond …), soit en migrant sur Internet.