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L'agenda

06
Déc.
2013

Journées d'hommage à Nicole Racine. Archives et écriture de l'histoire

Journée d’étude

Dates


06 Déc.   |   07 Déc.

Présentation


La Société Études Jean-Richard Bloch et le Centre d’histoire de Sciences Po se sont unis pour rendre hommage à Nicole Racine (1937-2012), avec le soutien de l’Université Paris Diderot Paris 7 et de l’Institut d’histoire du temps présent.
Cette journée sera l’occasion pour ses amis et collègues de revenir sur une œuvre importante (une thèse qui fit référence, plus d’une centaine d’articles, le dernier étant publié en 2011 et trois ouvrages en codirection), d’évoquer la collègue et l’amie discrète, fidèle, exigeante, d’une grande générosité intellectuelle, et de prolonger la réflexion de l’historienne sur les archives et l’écriture de l’histoire.
Nicole Racine s’est d’abord inscrite dans la tradition de l’histoire politique à Sciences Po, au sein d’une institution qui abritait surtout des politistes. La table-ronde avec Guy Michelat, Jean-Luc Parodi, Michèle Cotta et Marie Scot reviendra sur sa formation auprès de Jean Touchard puis sa carrière au sein du CEVIPOF. L’évolution de Nicole Racine vers l’histoire du communisme, fut singulière dans l’historiographie française de la fin du XXe siècle (Marc Lazar).
Nicole Racine a ouvert de nouveaux chantiers sur l’histoire des écrivains socialistes et communistes, des compagnons de route. Ce terrain ancré dans l’étude de la gauche intellectuelle européenne s’inscrit dans des engagements collectifs, avec l’équipe de Jean Maitron et de ses successeurs dans le cadre du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier (Claude Pennetier). Avec Michel Trebitsch, s’intéressant aux intellectuels (puis aux intellectuelles et à l’histoire du genre), à leurs réseaux, elle a dirigé à l’IHTP le Groupe de Recherche sur l’Histoire des Intellectuels de 1989 à 2001. Soucieuse d’ouvrir le dialogue avec des chercheurs d’horizons nationaux et disciplinaires différents, Nicole Racine a su nouer des contacts internationaux sur plusieurs continents (Tivadar Gorilovics en Hongrie, Ludmila Stern en Australie, en Allemagne : W. Klein, W. Asholt, I. Galster, H-M Bock, aux Etats-Unis : Susan Suleiman et beaucoup d'autres). Elle a ainsi contribué à dépolitiser l’histoire des intellectuels (Laurent Martin).
Nicole Racine fut également l’une des fondatrices et animatrices de la Société Études Jean-Richard Bloch, travaillant notamment sur l’engagement communiste de l’écrivain à partir de documents inédits trouvés à Moscou.
Lectrice assidue, critique scrupuleuse et « inventrice » d’archives, Nicole Racine a très tôt exploré les notions d’engagement, d’antifascisme, et de pacifisme. Les contributions de Christine Laurière sur Paul Rivet, Tivadar Gorilovics, Rachel Mazuy et Ludmila Stern sur Jean-Richard Bloch, Romain Ducoulombier sur Aragon feront écho à son regard critique sur le lien entre les sources –archives, correspondances, journaux personnels… - et l’écriture biographique. Nicole Racine a également beaucoup apporté à l’histoire des revues (Europe, Marie-Cécile Bouju), ou des maisons d’édition (Michel Dreyfus sur Rieder).
Cette journée d’études n’explore qu’une partie des pistes ouvertes par les travaux de Nicole Racine (on songe par exemple aux rapports entre les intellectuels et de Gaulle, à l’organisation du Pen Club, à la Résistance, au lien entre écriture littéraire et engagement politique). Elle laisse également ouvertes, à partir de son itinéraire, les réflexions sur l’historien intellectuel, dans la cité acteur de l’histoire des intellectuels par des rencontres (Cerisy), par des contacts avec des intellectuels eux-mêmes ou leur famille (Claude Bloch, Marcel Martinet, Jean Cassou), par l’engagement dans les sociétés qui conservent vivantes l’œuvre et l’action des écrivains (Bloch, Nizan, Poulaille). Lancés à l’occasion de ces journées, le classement puis l’ouverture des archives et de la bibliothèque de Nicole Racine seront l’occasion de continuer cet hommage.

Sophie Coeuré, Isabelle Gouarné, Laurent Martin, Rachel Mazuy, Dominique Parcollet

Archives et écriture de l'histoire


Vendredi 6 décembre (CHSP, 56 rue Jacob, 75006 Paris)


Matinée :
Présidence : Henry Rousso

9h15-12h30
Introduction, Christophe Prochasson

Sophie Coeuré (Université Paris Diderot et Association Etudes Jean-Richard Bloch) - Isabelle Gouarné (Centre Alexandre Koyré et Association Etudes Jean-Richard Bloch - Laurent Martin (Université Paris 3 Sorbonne nouvelle) - Dominique Parcollet (Centre d'histoire de Sciences Po)

Nouvelles sources et approches de l'histoire des gauches
10h00-12h30

  • Claude Pennetier (CNRS) : Nicole Racine et le  Maitron 
  • Marie-Cécile Bouju (Université Paris 8 Vincennes Saint Denis) : Les revues pendant l'entre-deux-guerres : l'exemple des revues de gauche et pacifistes
  • Michel Dreyfus (CNRS) : Les éditions Rieder et leur absorption par les PUF

Discussion

Après-midi
Présidence : Claude Pennetier

14h00-17h30
Histoire des intellectuels, entre histoire et science politique

  • Christine Laurière (CNRS – Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain) : Paul Rivet, le CVIA et l'enticolonialisme
  • Marc Lazar (Sciences Po, Centre d'histoire) : Quelques réflexions à propos des études sur le communisme en France dans les années 1960-1980
  • Laurent Martin : Nicole Racine et Michel Trebitsch, historiens des intellectuels.
  • Table ronde animée par Marie Scot et Odile Gaultier-Voituriez : Autour de la naissance du CEVIPOF
    avec
    Michèle Cotta, Guy Michelat, Janine Mossuz-Lavau, Jean-Luc Parodi, Marie Scot

Discussion


Samedi 7 décembre (Reid Hall, 4 rue de Chevreuse, 75006 Paris)


Matinée :
Présidence : Jean-François Sirinelli (Sciences Po, Centre d'histoire)

9h30-12h30
Sur la biographie, les intellectuels et l'entre-deux-guerres

  • Tivadar Gorilovics : Lucien Bourgeois, ouvrier autodidacte et correspondant de Jean-Richard Bloch
  • Rachel Mazuy / Ludmila Stern : Jean-Richard et Marguerite Bloch en URSS en 1934
  • Romain Ducoulombier (Centre d'histoire de Sciences Po, Université de Bourgogne) : Les autobiographes d'institution d'Aragon dans les années 1930. La réécriture de soi dans l'univers du contrôle biographique stalinien.

Discussion

Responsable(s)


Association Etudes Jean-Richard Bloch - Centre d'histoire de Sciences Po -  Université Paris Diderot Laboratoire ICT, IHTP et CEVIPOF

Lien(s) et bibliographie


Dernière page de Nicole Racine sur le site du CHSP

Document(s) à télécharger

affiche programme.pdf