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L'agenda

15
Nov.
2017

Arts et Sociétés - Bénédicte Trémolières

Séminaires

Présentation


Les œuvres sont périssables

L’attention de plus en plus minutieuse et informée sur la matérialité des œuvres – choses périssables – constitue le préliminaire à leur restauration : savoir de quoi et comment elles ont été faites, savoir comment et pourquoi elles ont vieilli, connaitre l’origine de leurs altérations. À partir de cette approche, les choix d’intervention tendent à respecter à la fois l’intention première de l’artiste et l’évolution des matériaux, tout en donnant à l’œuvre une place dans un environnement souvent éloigné de celui sa création. Loin d’être une simple affaire de goût, liée à une manière de voir et de s’approprier un patrimoine, la restauration cherche ainsi à établir, au cas par cas, un dialogue entre l’œuvre porteuse d’un passé et le monde contemporain qui l’entoure. Les questions que posent la dégradation des œuvres et leur restauration seront ici abordées à travers des peintures du XIXe siècle qui mettront en avant la spécificité de cette période.

Responsable(s)


Laurence Bertrand Dorléac

Participant(s)


Bénédicte TRÉMOLIÈRES est restauratrice de peintures. Elle travaille pour les institutions muséales, particulièrement le musée du Louvre et le musée d’Orsay. Elle a complété son approche matérielle des œuvres dans sa thèse soutenue en 2016 (Université de Rouen) sur les Cathédrales de Claude Monet, recherche qui s’inscrit dans l’intérêt croissant des historiens d’art pour le processus pictural. Dans cette perspective, elle a organisé une journée d’étude consacrée aux seuls revers des peintures dans la période impressionniste, dont les actes ont été publiés aux PURH sous le titre Peindre au temps des impressionnistes. L’apport de l’étude matérielle des toiles (PURH, 2016).