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François Mitterrand et le Bloc de l’Est (1984-1988) : Une impulsion ou un frein pour la fin de la guerre froide ?


François Mitterrand et le Bloc de l’Est (1984-1988) : Une impulsion ou un frein pour la fin de la guerre froide ?

Références

Pierre Grosser, « François Mitterrand et le Bloc de l’Est (1984-1988) : Une impulsion ou un frein pour la fin de la guerre froide ? », In : Georges Saunier (dir.) Mitterrand. Les années d’alternances, 1984-86 et 1986-88, Nouveau Monde, 2019, p. 235-275



Ces années 1984-1988 représentent la recherche d'un nouvel équilibre : le gouvernement Fabius impose une voie spécifique ; puis la cohabitation introduit une situation inédite dans le fonctionnement des institutions ; la réélection à l’Élysée de François Mitterrand autour du thème de la « France unie » marque la prise en compte de nouveaux rapports de force. Tout ceci laisse entrevoir la lente évolution vers une bipolarisation encore incomplète autour du parti socialiste et des droites RPR-UDF, le déclin du parti communiste et la percée concomitante d’une extrême-droite. Ceci, alors que sur la scène internationale une nouvelle détente est-ouest se profile dont la France se veut le fer de lance et que, parallèlement, le couple franco-allemand déploie son ambition européenne.

Sur le plan économique, la libéralisation de différents marchés, l’internationalisation de l’économie, les rapports entre l’administration publique et les différents acteurs de l’économie, les privatisations, la prise en compte des évolutions technologiques, l’évolution de la protection sociale posent la question d’un nouveau rôle de l’État, lui-même pris entre contraintes et volonté d’action avec, en toile de fond, la préoccupante question du chômage. La culture continue de bénéficier de l’attention soutenue des pouvoirs publics, notamment en matière de médias, alors que les efforts se portent sur l’éducation, que la jeunesse s’exprime dans la rue et que la question des « banlieues » et de la politique de la ville – après les grandes lois de décentralisation – apparaît plus nettement dans le débat public.

La quarantaine d’études publiées par des spécialistes en rend compte au mieux, sur la base d’archives souvent inédites, d’entretiens avec les acteurs et d’un minutieux travail de synthèse.

[sur le site Nouveau Monde éditions]
 

Auteur(s)

Pierre Grosser

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