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Research activity

Pour une histoire publique de la Justice


Pour une Histoire publique de la Justice.
Archives, patrimoine et humanités numériques.

 

L’histoire de la Justice fut pendant longtemps cantonnée au champ académique et caractérisée par une  historiographie morcelée selon une périodisation contraignante et des frontières institutionnelles contemporaines (police, gendarmerie, magistrature, droit, prison, bagnes, représentations et fictions).
Aujourd’hui, à un moment où la question de l’État de droit se pose avec une nouvelle acuité, où la médiatisation des affaires judiciaires et la radicalisation des politiques de sécurité intensifient les débats publics, la diffusion, en libre accès de sources et de savoirs issus de la recherche sur le droit et la Justice constitue un enjeu majeur.
Ce séminaire vise à ouvrir une réflexion collective au croisement des humanités numériques et de l’histoire de la Justice. Il répond à un besoin de partage d’expériences en matière de constitution de corpus, de recherche, de valorisation du patrimoine et d’édition numérique. Notre objectif est de favoriser les échanges entre les  différentes disciplines de la recherche appliquée à l’histoire de la justice, mais aussi entre les différents métiers (des archives, des musées, de la documentation, de l’enseignement, du numérique, de la médiation...) qui concourent à la diffusion dans l’espace public des sources et des savoirs sur le droit et la justice.
Les interactions nouvelles entre les historiens et les pratiques judiciaires, les questions posées par les politiques du passé et les revendications mémorielles invitent à cette démarche de concertation collective. Notre intention est de contribuer ainsi à faire de la justice le sujet d’une histoire parmi d’autres histoires, dont la narration collective serait le produit d’interactions et de débats exigeant des coopérations pluridisciplinaires et des projets participatifs.
Ce séminaire-atelier voudrait être un lieu d’échanges en prise avec l’actualité de la recherche et des humanités numériques et mettant au cœur de sa réflexion collective : les usages et les usagers. Chaque séance donnera lieu à la présentation d’un corpus (ou d’une question) et à deux interventions consacrées à des retours d’expérience. Une 1⁄2 journée est prévue aux archives nationales.