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16
Jan.
2019

Arts & Sociétés - Romain Thomas

Séminaires

Overview


La moindre des choses.
La fabrique de la surface picturale à l’époque de la première modernité

Romain THOMAS

Si le pinceau et la brosse étaient les instruments définitoires des guildes de peintres au Moyen Âge et à l’époque moderne, les artistes des XVIe et XVIIe siècles étaient loin de n’œuvrer qu’avec de tels outils, et tiraient parti de toutes sortes de choses pour produire une image. Médium plastique par excellence, la peinture à l’huile permettait au peintre d’inscrire l’empreinte des poils du pinceau, mais aussi de son manche, de la lame du couteau, des doigts, voire de textiles ou encore de mousses diverses. Certains en vinrent même à inclure de petites choses sur la surface picturale, comme des papillons. La représentation, prise alors entre la chose ou son empreinte, observable par une vision rapprochée, et le but mimétique de celle-ci, fut parfois mise à mal par la matérialité même de l’œuvre.

Romain Thomas est maître de conférences en histoire de l’art moderne à l’université Paris Nanterre. Après avoir étudié la physique puis l’histoire à l’ENS, il a consacré sa thèse à l’étude des usages sociaux, religieux et politiques de la symbolique du mariage dans les Provinces-Unies du XVIIe siècle. Il a co-écrit un manuel sur l’Histoire des Provinces-Unies (à paraître en mars 2019 chez Armand Colin) et travaille avec le C2RMF, à l’interface entre physique et histoire de l’art, sur la matérialité de l’art.

Contributor(s)


Romain THOMAS
Maître de conférences en histoire de l’art moderne à l’Université Paris Nanterre