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États, institutions, sociétés

2. Séminaire spécialisé | Constitutions under stress

2. Séminaire spécialisé | Constitutions under stress


Groupe « Constitutions under stress », groupe de recherche franco-britannique


Le groupe « Constitutions under stress » a été constitué au printemps 2015 sur la double initiative de Nicolas Roussellier (CHSP) et de Scot Peterson (Balliol College).
Le premier Workshop s’est tenu à Oxford en mai 2015 sous l’égide du SST de l’Ambassade de France à Londres (Service sciences et technologies) et du programme OXPO. Depuis cette première rencontre, le groupe de recherche se réunit deux fois par an, une fois au printemps à Oxford, une fois en décembre à Paris (au CHSP). La forme de ces rencontres est un séminaire s’étendant sur deux journées.

Le dernier Workshop est organisé au CHSP, en cofinancement avec le programme OXPO et le Centre Maurice Hauriou de l’université René Descartes, les mercredi 7 et jeudi 8 décembre 2016. Il a pour thème l’état du Pouvoir Exécutif moderne, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en France.

Le groupe de recherche est de nature à la fois internationale et interdisciplinaire. Il rassemble des chercheurs français, britanniques et américains et associe des juristes, des historiens et des politistes. L’accent est mis sur la comparaison franco-britannique mais aussi sur l’exemple américain (Sandy Levinson). Chaque Workshop aborde un thème particulier qui est en rapport à la fois avec l’histoire et l’actualité d’une question institutionnelle. Ont été abordées la question de la notion de « Souveraineté du Parlement » et la question de l’Exécutif moderne. Le groupe accueille en son sein des doctorants et des étudiants.

Le but final du groupe de recherche est la préparation d’un ouvrage collectif qui pourra à la fois servir de « Manifesto » pour la relance des études constitutionnelles et de revue franco-britannique des principales questions de politique constitutionnelle (par des chapitres rédigés par des duos de chercheurs franco-britanniques). L’actualité récente (le Brexit, l’évolution de la Cinquième république en France etc.) ne fait que confirmer l’urgence d’étudier sous un jour renouvelé et pluridisciplinaire les questions constitutionnelles.

Une fois le livre collectif achevé, le groupe pourra continuer à se réunir et cherchera probablement à s’étendre à d’autres chercheurs et à d’autres pays, dans le but de continuer à promouvoir le renouveau des études de politique constitutionnelle.
 

Séminaire de recherche / Les gauches alternatives en Europe : idées, cultures, évolutions

Séminaire de recherche / Les gauches alternatives en Europe : idées, cultures, évolutions


Le séminaire « Les gauches alternatives en Europe : idées, cultures, évolutions » se fixe pour objectif d'explorer plusieurs domaines de recherche encore largement négligés par l'historiographie, tant française qu'étrangère.

Par ce terme de « gauches alternatives », nous désignons l'ensemble des sensibilités politiques qui prônent une rupture avec le système capitaliste en procédant à la critique plus ou moins radicale de la gauche institutionnelle. Il ne recoupe pas, même s'il l'inclut, celui de New Left, utilisé à partir du début des années 1960 pour qualifier les formations explicitement politiques qui incubent le plus souvent en son sein, comme les SDS allemand et américain ou les multiples groupes d'extrême gauche, trotskystes ou maoïstes, à l'exemple de la LCR, de la Gauche prolétarienne ou de Lotta continua. Il l'inclut mais le dépasse en intégrant d'une part la filiation libertaire (anarchistes, autonomes), d'autre part les expérimentations politiques ultérieures. Celles qui, après le tournant de 68, soumettent à leur tour les critiques à la critique, en interrogeant leurs dogmes (féministes, mouvement LGBT, écologistes...). Celles qui, au tournant des années 1980, sur fond de crises internes des partis (on pense ici aux partis communistes en particulier) ou de déception à l'égard de la gauche au pouvoir, cherchent un nouvel espace d'expression politique dans des mouvements moins idéologiquement définis ou plus composites (par exemple l'AREV ou les listes citoyennes ou «Motivé.e.s»). Celles qui, depuis les années 1970, transgressent ouvertement les frontières habituellement dévolues au champ politique et du social pour « faire de la politique autrement » à l'instar du projet du PSU ; ainsi des tentations politiques qui agitent les mouvements sociaux comme la CFDT d'avant recentrage et aujourd'hui les SUD, ou encore les débats sur le « débouché politique » de l'altermondialisme, entre autres.

On l'aura compris : loin de nous limiter aux formes strictement politiques, nous entendons englober les multiples contestations, y compris les moins structurées et les plus labiles, qui ont pénétré des fractions du corps social lors des dernières décennies. La dénomination de « gauches alternatives » est peut-être trop large, mais c'est précisément l'enjeu du séminaire que de la tester, la soumettre à discussion par le croisement des temporalités et des regards disciplinaires (histoire, science politique, sociologie notamment), et dans une optique résolument comparative. Il se propose pour le moment de le faire en trois temps.

2012 : Les métamporphoses de la Révolution. Les nouveaux combats des gauches alternatives dans les années 1968. Comment le mouvement de contestation apparu autour de 1968 a affronté, dans les années 1970, les nouveaux défis, pour la plupart étrangers à son capital culturel initial, que sont par exemple l'écologie, l'autogestion, le féminisme, etc. ?

2013 : La confrontation aux expériences (réelles ou projetées) de la Révolution. Comment le mouvement de contestation, largement nourri de projections intellectuelles, théoriques et utopiques, s'est-il confronté aux manifestations du réel révolutionnaire ou nourri des combats des « peuples en lutte » ?

2014 : Références et filiations des gauches alternatives. Comment les imaginaires politiques et sociaux se constituent-ils en puisant, en sélectionnant et en malaxant les multiples ressources culturelles disponibles : les références historiques, idéologiques et étrangères, dans le référent de la Révolution, à ses marges, voire contre ?

Le séminaire « Les gauches alternatives en Europe : idées, cultures, évolutions » est soutenu par le Centre de recherches en Histoire culturelle (Cerhic) de Reims et par le Centre d'histoire de Sciences Po (CHSP) qui l'héberge, généralement le 3ème jeudi du mois, de 17h à 19h, au 1er étage du 56 rue Jacob, Paris 6ème. À l'exception de la première séance, introductive, il se propose de donner la parole à un « témoin », à un chercheur dit « confirmé » et à un « jeune » chercheur.

Philippe Buton, Professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Reims
Sébastien Repaire, Agrégé d'histoire, doctorant en histoire contemporaine à l'IEP de Paris et ATER à l'Université de Reims
Isabelle Sommier, Professeure de sociologie politique à l'Université de Paris I

Séminaire doctoral et de recherche / Histoire de l'Etat

Séminaire doctoral et de recherche / Histoire de l'Etat


Ouvert à tous les étudiants, doctorants et chercheurs intéressés, ce séminaire collectif a pour vocation d’être un lieu de discussion et de confrontation des travaux récents et en cours sur les interactions entre institutions, savoirs, acteurs et politiques publiques du XVIIIe au XXe siècles. Cette année, le séminaire s’intéressera plus particulièrement à la thématique des frontières et des limites, conceptuelles et organisationnelles, de l’État, s’interrogeant sur leur construction, leur déplacement et leur recomposition au fil du temps. Les différentes séances permettront notamment de réfléchir en contexte à l’articulation et au chevauchement, au sein de l’État contemporain, entre les registres du civil et du militaire, du national et de l’international, du public et de l’associatif, du visible et de l’invisible.

2. Séminaire spécialisé | Les Gauches et l'Etat en Europe au XXe siècle

2. Séminaire spécialisé | Les Gauches et l'Etat en Europe au XXe siècle


Ce séminaire est lié à un projet de recherche qui s’intéresse aux relations qui se sont progressivement tissées entre les gauches et l’Etat en France et dans l’espace européen (dans les limites de l’ancienne Europe occidentale) au XXème siècle. En effet, les gauches, social-démocrates, socialistes et communistes, sont, pour aller très vite, passées, à des rythmes différents selon les familles et les pays, d’une contestation radicale de l’Etat « bourgeois » à une volonté de contrôler l’Etat pour s’en servir comme d’un instrument de conquête du pouvoir ou comme levier pour les transformations sociales. Ce faisant, les gauches sont devenues des formations qui soutiennent résolument l’Etat au point qu’elles ont pu être critiquées par les « néolibéraux », à partir des années 70, comment étant des forces « conservatrices ». Les gauches, en outre, ont peu à peu, reçu le soutien de plus en plus net des personnels de l’Etat et du secteur public au sens large qui ont constitué leurs bases sociales les plus nombreuses et les plus fidèles. Les vives critiques portées contre la puissance étatique à partir des années 70 ont eu un fort impact sur les gauches européennes. Une partie d’entre elle les ont totalement rejetées, cependant qu’une autre sensibilité, majoritaire dans les partis socialistes et sociaux-démocrates (à l’exception de la France) les ont partiellement ou parfois assimilées et s’en sont inspiré pour leurs programmes et leurs politiques publiques. Cela a provoqué de fortes tensions et résistances au sein de ces gauches. La crise financière et économique qui s’est ouverte en 2008 a relancé les débats sur l’éventuel « retour en force de l’Etat » dans les différentes sociétés européennes et, plus encore, à gauche. L’Etat s’avère donc une instance déterminante pour les gauches au point que, dans certains pays, celles-ci ont développé une forme de mystique de l’Etat. Par forces de gauche, nous entendons non seulement les partis, mais aussi les syndicats, les associations voire des clubs et regroupements d’experts et d’intellectuels, ce qui supposera d’examiner les interactions existantes entre ces diverses instances. Le projet entend repérer les convergences et les divergences des gauches par rapport à l’Etat.